Elodie & Erwan, c’est un autre de mes couples fétiches de cette saison 2018. Un mariage automnal, comme cela faisait longtemps que je rêvais d’en couvrir un. Une touche d’originalité supplémentaire et un parti pris quelque peu plus risqué que de se marier en plein été, et pourtant, une telle richesse de couleurs et de lumières ! 

      Elodie m’a profondément touchée tout au long de la journée par sa simplicité, sa douceur, et surtout, cette sincérité de coeur et d’esprit qu’elle laissait transparaître dans le moindre de ses gestes et la moindre de ses paroles.

      Si ce mariage m’a autant émue et parlé, c’est à deux niveaux. Un niveau artistique et humain tout d’abord : une profusion de couleurs chatoyantes dans les tons rouges, orangés et dorés, un décor sublime du côté de Giverny où se mélangent vieilles pierres et premières feuilles tombées annonciatrices de cet automne déjà bien installé… une robe toute en finesse et en délicatesse, des échanges de voeux témoignant de cette évidence qui relie Elodie & Erwan. Une décoration profondément ancrée dans cette même thématique automnale, qui fait la part belle aux compositions florales de saison, pour un rendu chaleureux, coloré et légèrement rustique. Mille petits ingrédients qui ont ravi et émerveillé la photographe que je suis !

      Mais si ce mariage ne m’a pas laissée indifférente, c’est également à un niveau plus personnel. Je ne me confie que rarement sur ma vie privée sur les réseaux sociaux, par pudeur, par conviction que le déballage de mes ressentis n’intéressera personne. 

      Mais le mariage d’Elodie & Erwan, qui a marqué la clôture de ma saison 2018, je l’ai ressenti comme la clôture d’une année 2018 (un peu avant l’heure, je vous l’accorde !) chargée en émotions (positives et négatives), en bouleversements majeurs survenus dans ma vie. 2018 aura sans nulle doute été l’année de l’échec (un divorce ne laisse pas de marbre la fleur bleue éprise d’absolu et d’éternité que j’ai toujours été !) mais aussi de la prise de conscience, de l’éveil, du renouveau (une décision de quitter Paris en avril dernier pour partir à la découverte de l’Alsace, qui a été la meilleure décision que j’ai prise depuis très longtemps et que, pas un seul instant, je n’ai regrettée depuis), des retrouvailles avec celle que je n’étais plus, que je laissais s’éteindre depuis trop longtemps au profit de personnes qui ne savaient pas apprécier ma véritable valeur. Privilégier mon bonheur plutôt qu’une perfection désincarnée et vide de sens, laisser rentrer à nouveau de l’humanité et de la fragilité, m’accepter telle que je suis et me faire la promesse de ne plus jamais laisser quiconque me dire que je ne suis pas assez bien, pas assez ceci ou trop cela. Ce serment, je me le suis même tatoué sur la peau, accompagné d’une fleur de lotus, comme une manière de me rappeler ce mantra de vie et ce choix de renaissance et de combativité chaque matin et chaque instant de la journée. Ce choix de l’indépendance, ce choix de tout plaquer et de tout recommencer à zéro, je le savais au fond de moi, c’était le bon. Pas le plus facile. Mais le bon. Alors oui, à l’heure du bilan de cette année 2018, qui n’est pas encore achevée, il y a eu de la casse, des larmes, des doutes, des remises en questions. J’avance pas à pas chaque jour pour continuer à me construire, pour réapprendre à m’écouter, à écouter mon instinct, à me laisser cette liberté de ne pas toujours être inébranlable et inatteignable, et à ne pas me laisser rattraper par mes vieux démons de toujours être trop dure avec moi-même, trop perfectionniste. Comme si cette exigence de perfection que m’ont imposé trop longtemps certains était une manière pour moi de me juger digne de leur amour. Je commence doucement à apprécier d’être aimée et choyée pour mes qualités mais aussi mes défauts par des gens qui me disent “je t’aime telle que tu es” et non “je t’aime parce que tu es un objet que je peux modeler à ma guise pour pallier à ma propre incapacité d’être une personne sensible et capable de ressentir”. Oui, j’ai le droit à l’erreur, oui j’ai le droit de ne pas toujours être parfaite. Car je suis humaine, et c’est ma plus grande force.

      2018 aura été l’année du choix mais aussi l’année des rencontres. L’Alsace m’a ouvert grand les bras, à un point que je n’aurais pu imaginer. J’y avais déjà une famille de coeur, j’y ai trouvé bien plus. Des amies, un foyer. Toutes les clés pour un nouveau départ. 2019 : j’ai hâte de te vivre et de te ressentir ! Tu seras l’année des projets professionnels, de l’écoute de soi, de l’aventure. Mais surtout, de la sérénité.

       

      SHARE
      COMMENTS